1941-2025
François Barcelo est né le 4 décembre 1945 à Montréal. Son père, Guy Barcelo, était banquier. Il avait épousé Blanche Fortin, sœur du peintre québécois Marc-Aurèle Fortin. Avant son mariage, Blanche a écrit le roman Un amour sous le pseudonyme de Maria Bellefontaine. François raconte que son père chauffait la maison en brûlant les livres de sa mère.
Durant son enfance, François habite la rue Des Écores, dans un milieu relativement aisé, aux côtés de ses frères Louis et Michel ainsi que sa cousine Juliette Barcelo.
Le destin frappe tôt la famille. Alors que François n’a que cinq ans, sa mère est internée. Il ne la verra que très rarement malgré son attachement. Quelques années plus tard, un autre drame marque profondément son adolescence : son frère aîné Louis meurt de la leucémie à l’âge de 18 ans.
Adolescent, François écrit déjà avec passion. Conscient de son intérêt précoce pour la littérature, son père l’emmène rencontrer sa cousine, Geneviève Guèvremont, afin qu’ils puissent échanger sur l’écriture et le métier d’auteur.
Attiré également par les arts visuels, il voue une grande admiration à son grand-oncle, le peintre Marc-Aurèle Fortin, et s’inscrit aux Beaux-Arts. Il découvre toutefois que son véritable talent se trouve davantage dans les mots que dans les pinceaux.
Entre 1960 et 1963, il est nommé à trois reprises au concours des Jeunes auteurs de Radio-Canada, une reconnaissance qui confirme ses aptitudes littéraires. À vingt ans à peine, il a déjà rédigé plusieurs manuscrits. Aucun ne sera publié, mais ces premiers essais témoignent d’une vocation d’écrivain déjà solidement ancrée.
Après avoir obtenu une maîtrise en littérature québécoise, il enseigne brièvement au collégial à des étudiants parfois plus âgés que lui. Il entreprend ensuite une carrière en publicité et devient vice-président de la filiale canadienne de J. Walter Thompson, alors considérée comme l’une des plus importantes agences publicitaires au monde. Lorsque certains de ses collègues quittent l’entreprise pour participer à la fondation de grandes agences québécoises comme BCP et Cossette, François choisit plutôt la voie de l’indépendance et devient rédacteur publicitaire à la pige.
Il raconte avoir terminé son premier roman, Agénor, Agénor, Agénor et Agénor, parce que ses enfants voulaient absolument connaître la fin de l’histoire. Le livre est bien accueilli, tout comme son roman suivant, La Tribu. Fort de ces premiers succès, François décide alors de se consacrer entièrement à ses trois grandes passions : l’écriture, la course et le voyage.